Le Rock and Roll raconté par le cinéma septembre 28 2009
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L’histoire du rock racontée par le cinéma (3) : Rock and Roll Hall of Fame
La deuxième moitié des années 50 voit l’explosion du rock’n'roll avec Elvis Presley, Chuck Berry, Little Richard, Jerry Lee Lewis, Buddy Holly, Bo Diddley, Carl Perkins et bien d’autres. Le cinéma s’empare très vite du phénomène, comme en témoigne le film La Blonde et moi (Frank Tashlin, 1956) dans lequel apparaissent, entre autres, Gene Vincent, Fats Domino, les Platters ou Little Richard qui jouent leur propre rôle lors d’interludes musicales. Sans compter bien sûr les films avec Elvis (Le Rock du bagne, King Creole, etc.). Mais le rock’n'roll ne durera qu’un temps très bref. Alors même que la décennie n’est pas encore terminée, la plupart des pionniers disparaissent de la scène médiatique d’une manière ou d’une autre : Elvis part pour l’armée en Allemagne, Little Richard entre dans les ordres, Jerry Lee Lewis voit sa carrière ruinée après avoir épousé sa cousine de 13 ans, Chuck Berry se retrouve derrière les barreaux, Eddie Cochran, Buddy Holly et Ritchie Valens se tuent dans des accidents de voiture ou d’avion… Sale temps pour le rock. Comme si les biens-pensants avaient réussi à reprendre le contrôle de leurs chères têtes blondes. Dès lors, la musique pop passera à la moulinette de producteurs sans scrupule qui en feront de la guimauve aseptisée… jusqu’à l’irruption de la tonitruante scène R’n'B anglaise, vers 1963-1964, mais c’est une autre histoire.
Violent Days ou Elvis au pays de Zola septembre 18 2009
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Voilà quelques jours, j’apprends la sortie de ce film et là je me dis “putain! enfin un film français différent! un truc rock’n'roll qui déménage, un long métrage merde in France qui va enfin parler des prolos et de la culture pop au lieu de nous bassiner une fois de plus avec les sempiternels affres existentiels de nos petits-bourgeois parisiens… etc, etc.” En plus le flyer (ci-contre) abondamment diffusé (jusque dans mon pub de quartier préféré) m’a carrément tapé dans l’œil: esthétique fifties, noir & blanc classieux, vieille bagnole, petite pépé blonde-platine et tubes rockab’ à gogo (avec en playlist : Carl Perkins, Eddy Cochran, Gene Vincent…), bref un truc carrément fait pour moi, “le film que j’aurais aimé faire” que je me dis. Et donc, à la première occasion je cours me payer 3-4 bières au pub et un billet de ciné en entrainant avec moi deux compères de comptoir. Bon, là, y’a personne dans le cinoche (on était 9, nous trois compris mais 2 se sont barrés au bout d’un quart d’heure) mais comme je tombe sur un ancien rocker de ma connaissance, je me dis que c’est bon signe.
Elvis raconté par le cinéma septembre 16 2009
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L’histoire du rock racontée par le cinéma (2) : Et le King fut !
Aussi étonnant que cela puisse paraître, Elvis n’a pas encore eu droit à un long métrage digne de ce nom. Alors, heureusement, il existe ce film de 2h30 plutôt méconnu, bien que culte pour certains, réalisé pour la TV par John Carpenter (juste après Halloween), un téléfilm donc sobrement intitulé (en français) Le roman d’Elvis (1978). Avec un nom pareil et vu les circonstances de sa production (l’année suivant la mort du King), on se doute bien que ce biopic n’ira pas sortir les dossiers compromettants concernant la défunte star pas encore complètement refroidie. Pour autant, et malgré une reconstitution plutôt cheap, le résultat se laisse regarder sans faim, et ceci grâce avant tout à la prestation d’un Kurt Russell en très grande forme (une prestation qui lance sa carrière), un Kurt qui a dû pour l’occasion passer pas mal de temps devant son miroir pour reproduire la célèbre moue narquoise et les déhanchements torrides du roi du rock. Et la ressemblance en devient souvent troublante.
L’histoire du rock racontée par le cinéma septembre 15 2009
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Le cinéma a eu un bébé et il s’appelle rock’n'roll… Enfants terribles du XXe siècle - l’un a un peu plus de 100 ans, l’autre 50 ans passé - ces deux expressions du génie populaire et de la culture de masse n’ont cessé, depuis maintenant plus d’un demi-siècle, d’entretenir des relations incestueuses. Elvis, pour ne citer que lui, était un cinévore avéré, un fan inconditionnel de Marlon Brando (L’Equipée sauvage) et de James Dean (La Fureur de vivre) et un acteur hollywoodien (malheureusement gâché). Et les exemples de chanteurs-acteurs ne manquent pas dans l’histoire de la pop music (John Lennon, Mick Jagger, David Bowie, Bob Dylan, Iggy Pop …).
C’est donc à un panorama du ciné-rock, genre prolifique s’il en est, que je vous convie ici, une manière d’histoire du rock vue à travers les nombreux “biopics” (films biographiques) sur les rock stars qui ont aussi fait l’histoire du 7eme art.
Le sens des images (edito 2009-2010) septembre 10 2009
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Et voilà, (presque) un an que ce blog existe. Le temps passe vite… bilan : 80 articles publiés et 50 commentaires affichés au compteur. Et un article censuré ! (une étude pourtant très intéressante sur l’ultime nu de l’histoire de la peinture, L’origine du monde de Courbet - faut croire que le tableau choque encore en 2009…). Pour ce qui est du nombre de visites, aucune idée, mon compteur ne marche pas…
Tarantino is dead ? septembre 5 2009
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C’est la rentrée et je suis énervé, et ce, pour au moins deux bonnes raisons. La première c’est que je suis en train de lire ce bouquin sur Tarantino édité chez Denoël (photo ci-contre), et que je le trouve carrément mauvais. Mais c’est plus fort que moi, je termine toujours les livres que j’ai ouverts (et achetés !). Et là, je bouillonne… L’auteur (écrivain newyorkais) passe son temps à s’écouter parler, nous raconte sur plusieurs pages les histoires qu’on a vues et revues et qu’on connait par cœur, sans jamais vraiment faire mention du style et de la mise-en-scène, autrement dit de l’essentiel de ce qui fait l’originalité et le talent du réalisateur. Il y avait pourtant tellement à dire. Sans intérêt donc. Je noterai au passage qu’il est assez symptomatique que nous n’ayons pas encore eu d’études sérieuses en France sur l’œuvre de ce cinéaste pourtant essentiel. Mais là rien d’étonnant, Tarantino n’est assurément pas assez “légitime” pour nos intellos du 7eme art. La deuxième mauvaise nouvelle, plus grave, c’est que j’ai vu Inglourious Basterds et que je dois bien me rendre à l’évidence, le cinéaste a perdu de sa verve et s’est bien ramolli. Il tourne de plus en plus en rond et donne à l’occasion dans l’autoparodie ennuyante. Alors bien sûr, un mauvais film de Tarantino reste encore un bon film, mais bon, la déception est quand même là…
Free Seeds : What a Night (clip, 4′50, 2009) juin 26 2009
Infos : , 3commentairesVoici un petit clip funky que j’ai tourné au Vilain Petit Canard (merci Claude !) avec les Free Seeds, groupe de soul-funk-fusion très prometteur (ils seront d’ailleurs en première partie de Sergent Garcia le 4 juillet prochain à Bedoin dans le Vaucluse). Originaires de Marseille et ses environs, ces 7 musicos talentueux marient à la perfection les influences les plus éclectiques, du funk au métal en passant par le rap et le R’n'B. Alors si vous aimez comme moi les Red Hot Chili Peppers, Jamiroquai, Rage Against the Machine, Prince, les Beastie Boys, etc, ce morcif est taillé pour vous.
>>> Pour en savoir + sur les Free Seeds : http://www.myspace.com/freeseeds
Chéribibi, revue alternative de culture populaire juin 9 2009
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Quelle bonne surprise que cette petite revue découverte presque par hasard ! Il faut dire qu’il n’est pas courant de tomber sur un zine de qualité traitant exclusivement, et avec intelligence et respect, de la culture populaire.
Mais de quoi est-il donc question ici ? Chéribiquoi ? Oui, c’est vrai que le truc reste quand même assez énigmatique au premier abord… D’abord parce que Chéri-Bibi, héros de roman populaire du début du XXe siècle, n’est plus vraiment à la page. Ensuite parce qu’il faut prendre un peu de recul pour lire et comprendre la couverture de ce numéro 4 paru en mai dernier et consacrée aux Black Panthers. Du coup, les écueils sont nombreux avant d’arriver à feuilleter ladite revue (diffusée par-ci par-là, chez quelques libraires spécialisés ou disquaires engagés), mais le détour en vaut la peine. (more…)
Prochainement : CONTROL Z (c.m., 2009, 11′45) mai 19 2009
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Control Z - un film écrit et réalisé par Régis Dubois (production lesensdesimages / les Ateliers de l’Image et du Son / 2009), avec Théo Lieutier, Bastien Brunet, Benoît Cardona… Musique : The Dolipranes
Genre : film garage-rock
L’histoire : un jeune punk doit à tout prix trouver de l’argent pour aller voir le concert du “plus grand groupe de rock du monde”.
Tausend Augen #32 mai 13 2009
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Bonne nouvelle ! La dernière livraison de la revue Tausend Augen (T.A pour les intimes) vient de paraître et - attention ! - c’est que du très très bon. Au programme une réflexion sur l’identité de Gauche au cinéma à travers une quinzaine d’articles et d’entretiens particulièrement décapants et habilement nourris des dernières réflexions cultural et gender studies.
Extrait de l’avant-propos : “Face à l’impuissance politique de la gauche française de ce début du 21ème siècle qui n’arrive plus à s’imposer comme une force intellectuelle de changement animée par des visions d’avenir, il nous a semblé primordial - sans pour autant limiter notre approche au contexte français - de consacrer un dossier à ces productions culturelles et propositions théoriques traversées par une pensée dite de gauche. Textes critiques et entretiens sont l’occasion d’aborder quelques lieux où s’inscrivent des imaginaires de gauche. A travers réalisations cinématographiques et télévisuelles contemporaines, il s’agit pour Tausend Augen d’analyser les postures intellectuelles qui informent ces imaginaires, de revenir sur leurs points aveugles, leur rapport aux “minorités visibles”, leurs conceptions des identités de genres. Nous tentons d’interroger les impasses de certaines perspectives critiques de gauche face à la complexité du monde réel et des rapports de force (entre genres, races, classes) qui l’anime (….) In fine, il s’agit également d’entrevoir les lieux d’une possible rénovation des imaginaires de gauche, supports d’une reconquête des devenir sociaux”.