Films militants sur le monde du travail février 25 2009
Infos : , ajouter un commentaireAu programme ce mois-ci sur la WebTV du Sens des images…
- J’ai (très) mal au travail de Jean-Michel Carré (France, 2007) :
Stress, harcèlement, violence, dépression, suicide sont des thèmes de plus en plus fréquemment évoqués dans les médias à propos du travail.
Depuis plus d’un an, Jean-Michel Carré a entrepris une enquête et une réflexion de fond sur le rapport qu’entretiennent les Français avec le travail et sa nouvelle organisation orchestrée par les nouvelles méthodes de management. Le film tente de comprendre au prix de quelles douleurs ou de quels bonheurs le salarié fabrique, résiste, crée, s’épanouit ou craque.
>>Bande-annonce ; partie 1 ; partie 2 ; partie 3 ; partie 4 ; partie 5 ; partie 6
(Re)voir l’œuvre de Pierre Carles février 24 2009
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Pierre Carles est devenu avec le temps un incontournable du documentaire français, au même titre qu’un Michael Moore outre-Atlantique. On attend le dernier Pierre Carles un peu comme on attendait il y a encore quelques années le dernier Bourdieu. Bien sûr mes exemples ne sont pas choisis au hasard, puisqu’il semblerait bien que Moore comme Bourdieu aient été deux références majeures dans l’édification du style et de la pensée du cinéaste-sociologue-trublion. Rappelons ici quelques étapes du parcours mouvementé de Carles. Diplômé de JRI (Journalisme Reporter d’Images) de l’IUT de Bordeaux, il entre à la télévision par la petite porte mais se fait vite repérer pour son insolent talent – qui lui causera d’ailleurs plus d’un problème. On le retrouve ainsi aux côtés de Bernard Rapp, de Stéphane Dechavanne ou de Thierry Ardisson, le plus souvent comme chroniqueur poil-à-gratter éjectable (il dévoile par exemple à la TV la fausse interview de Castro par PPDA). Mais très vite son impertinence déplait et il devra pour plusieurs années se cantonner à la réalisation de sujets pour l’émission Strip-tease, de 1993 à 1998, où il se fera un peu « oublier » (mais aussi remarquer).
Films de propagande février 19 2009
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Qu’il s’assume ouvertement comme tel ou non, qu’il se pare des attributs du divertissement ou du documentaire « scientifique » ou qu’il soit construit à partir d’images réelles, d’images fictives ou encore d’images animées, le film de propagande est partout. Rappelons que par « film de propagande », nous entendons les films qui ont pour vocation de servir le pouvoir en place en manipulant (« endoctrinant », « embrigadant ») les foules. Ce type de productions repose pour l’essentiel sur quelques recettes simplistes et éculées, qui même si elles ont quelque peu évolué, se résument toujours, pour aller vite, à diaboliser et caricaturer un « ennemi » menaçant et tout puissant en s’appuyant exclusivement sur le registre de l’émotion.
Blaxploitation 70’s Soul Fever ! février 15 2009
Infos : , 2commentairesUn livre de de Julien Sévéon (Bazaar and Co, 2008, 192p. 19,50 euros)
Julien Sévéon, déjà auteur chez Sulliver d’un Cinéma enragé au japon à succès (2006), vient de lancer chez Bazaar and Co une nouvelle collection nommée Cinexploitation portant sur les films d’exploitation. Mais kesaquo les films d’exploitation ? Ben, ce sont des productions à petits budgets, tournées pour l’essentiel dans les années 50-70, explorant le plus souvent des sujets sensationnels (prisons de femmes, bikers, horreur, déviances en tous genres) abusant volontiers de la violence et de la nudité. En somme des films que l’histoire officielle et bien-pensante du cinéma a tout simplement ignorés. Comme le rappelle JS : « Tout un pan du cinéma s’est développé loin de l’histoire officielle du 7e art. Un monde fait de productions à petits budgets aux sujets sensationnels, osés, tabous ou extrêmes, dont les mots d’ordre étaient d’en mettre plein les yeux aux spectateurs. Redoublant d’ingéniosité pour satisfaire les exigences de la production tout en cherchant à offrir des films dynamiques et, parfois, novateurs, les réalisations de ces films destinés aux cinémas de quartier représentent, bien plus que leurs collègues établis, le vrai sang et la chair du 7e art. Cinexploitation veut rendre hommage à ce cinéma souvent décriée par la critique, et à celles et ceux qui ont passé leur vie pour qu’il se développe et existe. Bienvenue dans la face cachée du cinéma mondial ! ».
Peaux-rouges, Noirs, Viets, Arabes, aliens et autres mutants au cinéma février 12 2009
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Persistance et interchangeabilité des stéréotypes de l’Autre dans le cinéma hollywoodien 
« Autre : adj., pron. indef. et n.m. Différent, dissemblable. Philo. Toute conscience par opposition au sujet ». « Altérité : n. f. Philo. Caractère de ce qui est autre ».
L’Autre par définition c’est celui qui n’est pas Moi. Autrement dit, celui qui est différent de moi et, par extension, celui qui ne partage pas ma réalité, ma normalité. Pour un jeune homme blanc français, hétérosexuel et athée appartenant à la classe moyenne, ce peut être un Musulman, un homosexuel, un Chinois, un ouvrier, une femme, une personne âgée, un handicapé, etc. Si maintenant l’on considère l’altérité à l’échelle de la nation, l’Autre est celui qui échappe à la norme dominante. Dans le cas des États-Unis, l’imaginaire national a longtemps été défini par le modèle WASP (White Anglo-Saxon Protestants), c’est-à-dire par la culture des pionniers d’origine anglo-saxonne, blancs et protestants. Modèle auquel tous les nouveaux arrivants (Italiens catholiques, Juifs d’Europe centrale et autres) étaient tenus de s’identifier. Ce que la majorité d’entre eux fit. Nombreux sont en effet les immigrants qui ont changé leurs patronymes pour leur donner une coloration plus WASP à l’exemple des acteurs Kirk Douglas (de son vrai nom Issur Danielovich), Dean Martin (Dino Crocetti) ou Tony Curtis (Bernie Schwartz). Si bien que tout Blanc, d’où qu’il vienne et quelle que fut sa religion et sa culture, put se fondre dans le « creuset » américain et s’assimiler. Il n’en va pas de même pour les autres.
Tarzan au cinéma en audio février 10 2009
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Ecouter un passage de mon article “Tarzan au cinéma” mis en sons pour l’émission LA NUIT DE LA PHAUNE #5 (Spécial primates et forêts tropicales) diffusée sur Radio Grenouille le Lundi 9 et mercredi 25 février de minuit à 6 heures.
> ici
Interview sur cinéma et politique février 2 2009
Infos : , 1 commentaire>>> Ecouter l’interview de Régis Dubois sur “cinéma et politique” dans l’émission Offensive sonore (décembre 2007) sur Radio Grenouille (ici).
